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 L’ART renouvelle le Lycée, le Collège, la Ville, l’Université.

Marseille 2011

Exposition du 8 Avril au 14 Mai 2011

Thème :

Le Monstre dans l’imaginaire de l’Art Contemporain.

Ou

La Beauté Fascinante du difforme.

Titre exposition Giuseppe SCOCCIMARRO :

Monstres, figures mythologiques et contemporaines.

 

La difformité de certaines figures mythologiques, à la symbolique souvent néfaste, me donne envie de me servir de leur image négative pour critiquer des faits que je combats. À titre d’exemple, les caméras de surveillance à 360° qui s’installent partout dans nos rues me font penser à des Cyclopes inquiétants. Autre exemple autour des technologies : les fous de l'humanité augmentée inventent des outils qui se greffent au corps humain, de l'oreillette de portable aux implants. Tout cela me fait penser à des difformités que nous nous imposons à nous-même, au nom de la religion du progrès technique.

Mais la publicité nous fait trouver ça < kool >, rendant invisible la réalité d’une société de contrainte.

 

1. L’élément monstrueux est présent a priori à l'état naturel dans certaines formes abstraites, et dans les matériaux eux-mêmes qui se prêtent à l’apparition magique de figures avec une intervention minimale de la main, qui révèle plus qu’elle ne modèle (une démarche chamanique, celle des premiers peintres préhistoriques) : les bois flottés. Il resurgit aussi à la vue d’animaux évocateurs de mythes, morphologiquement inquiétants : Le Minotaure, être difforme, mi-bête mi-homme né d'une union monstrueuse, mais conçu ici comme le questionnement de sa notion opposé : l’intégrité du corps, fil d’Ariane qui nous sort du Labyrinthe et nous porte à creuser de nouveaux aspects de la question : la monstruosité quotidienne des corps qui nous entourent, les nôtres.

 

2. Car il est également possible de retrouver le monstrueux dans le traitement du corps humain, à travers ses représentations contemporaines : les Masques sont comme des photogrammes, des images résiduelles de figures dont l'identité polymorphe témoigne des mutations inconnues, et non encore abouties au moment où nous portons notre regard sur elles.

Mais il y a aussi du monstrueux dans ces corps, ceux de nos semblables qui tendent à êtres colonisés par des éléments extérieurs : industrialisé, implanté, augmenté, technifié. Au point de perdre la trace originelle de ce corps, de ne plus en reconnaître la silhouette.

Le Cyclope, être incomplet à l’origine, mais reconstruit à l’inverse ici comme un être hybride, se trouve au croisement de ces thématiques du monstre, de la mythologie et de la « modernité » menaçante.

De même que le Labyrinthe, espace monstrueux et difforme à l’image de l’être qu’il enferme, comme nos corps hybridés et déformés par les technologies, ne peuvent plus vivre que dans un espace qui leur ressemble : des espaces monstrueux de rationalité et de contrainte, d’un monde absurde.



 

Atelier ART'Scoccimarro 16, Rue Bellevue 34160 RESTINCLIERES
Tel.06.60.13.03.74 www.giuseppe-scoccimarro.com Email:giuseppe.scoccimarro@orange.fr

Né en 1953 à Foggia dans le sud de l�Italie, il part à 17 ans vivre à Milan, puis s�installe à Paris en 1980. Après 10 années passées à Grenoble, il se réinstalle à Paris en 1997. Depuis 2005 il vit à Restincliéres (Hérault) dans le sud de la France.

Site en cours de mises à jours. 11.03.2011
 
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16/03/04